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A t’on le droit de mourir sans céder sa maison et laisser sa maison au bien commun à sa mort ?

 

Un village voit ses habitants mourir en bonne santé, âgé mais sans descendant.   Dans le but de revitaliser le village, un promoteur parisien Victor Hardy (Philippe Noiret) rachète avec l’accord du maire et du préfet les anciennes maisons pour créer le domaine de Longuevie.   L’objectif de ce projet est d’installer la grande ville à la campagne. Tous les habitants acceptent le projet sauf un seul. Le père de Toine refuse de vendre la maison que son père lui a laissée et qu’il doit laisser à son fils. Le fils Toine (Bourvil) plus incertains, hésite mais finira par résister. La maison qui abritait une fontaine destinée à servir l’eau de la cure de jouvence est restée le patrimoine de Toine et chaque habitant peut boire librement l’eau de la fontaine sans qu’une entreprise lui attribue des vertus médicinales.

 

La critique du cinéphile Jean Tulard est intéressante :

 

« Cette pénible satire des constructeurs et promoteurs, égratignant au passage la télévison et la publicité, est consternante, indigne de René Clair »[1].

 

Il est vrai qu’à l’époque, les promoteurs et les urbanistes faisaient de leur mieux pour dessiner la ville idéale à travers le projet des villes nouvelles destinée à encadrer et organiser l’aménagement de la région parisienne. La critique est relative et subjective. De même, l’engouement que le film pourrait susciter le film aujourd’hui le serait tout autant. En effet, la volonté de sauver un village ou d’amener la campagne à la ville constituent une cause aussi respectable que la volonté de préserver un patrimoine public et privé.

[1] Jean Tulard Guide des films, Robert Laffont.

«  Julien replie la lettre. La porte à son visage, et la renifle, puis la range dans sa table de nuit.

Il regarde autours de lui, soulève l’oreiller de Bonnet, trouve deux bougies qu’il fait tourner dans ses doigts.

Il se lève et va ouvrir son casier. Il y surprend une souris le nez dans son kilo de sucre »[1]

 

 

Cette scène du film Au revoir les enfants où Julien Quentin découvre discrètement la véritable identité de Jean Bonnet comme une petite souri concerne le secret.    C’est grâce au miroir qu’il parvient à lire le véritable nom de Bonnet, Jean Kiperstein, sur la première page d’un livre, prix de calcul obtenu par celui qui deviendra son ami et disparaîtra un matin de janvier 1944.

 

Autobiographique, ce film permet à Louis Malle de revenir sur une expérience difficile de son enfance. Sorti en 1987, le film a été réalisé après son voyage en Inde qu’il décrira dans son carnet de voyage intitulé l’Inde fantôme[2].

[1] Script du film Au revoir les enfants de Louis Malle.

[2] Mythologie, une anthologie illustrée des mythes et légendes du monde. Gründ.

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