Situation étrange que vit l’Italie depuis que la ligue du Nord  a quitté la coalition dirigé par Giuseppe Conte et laissé le parti Démocrate s’allier avec le mouvement cinq étoiles.  Cette coalition « jaune rouge » succèdant à la coalition  » jaune verte » a provoqué la scission d’une parti des démocrates qui ont  fondé le mouvement Italia Viva autours de Matteo Renzi.

Populiste le mouvement cinq étoiles? Le terme de populisme renvoit à un discours politique qui flatte une population et qui s’oppose à un discours de vérité. Le populisme recherche le consentement d’un électorat en flattant ses désirs.  Fort de cette définition le mouvement cinq étoile peut être qualifié de  » populiste ». En effet, il est est né d’un rejet des partis politiques traditionnels  et certaines de ses propositions comme le  » reddito di cittadinanza » ( revenu de solidarité) ou des discours ambigu sur la question de l’immigration qui lui ont permis de gouverner avec la ligue du nord. Populiste aussi concernant le fonctionnement du mouvement qui recourt largement à la démocratie direct 2.0 en faisant voter ses adhérents sur chaque position du parti. Peut on rejeter ce mouvement uniquement en raison de son populisme? Le populisme n’est il pas utilisé par l’ensemble des hommes et femmes politique? Par exemple,  le discours du Bourget de l’ancien candidat à la présidence de la république française François Hollande n’était il pas  » populiste »  quand il déclarait que son ennemi était la finance.  Néanmoins ce parti politique montre aussi sa volonté de faire de la politique différemment et de s’attaquer aux problématiques qui bloquent l’Italie depuis de nombreuses années.  La situation de sous développement du sud de l’Italie, le chômage des jeunes, la précarité, la destruction de l’environnement à travers l’exemple de la problématique des déchets .. Un mouvement qui ressemble un peu aux conditions dans lesquelles le mouvement En Marche en France est né. Résoudre les difficultés d’un pays en écoutant les propositions venus de la gauche mais aussi de la droite.  Ce positionnement perturbe les anciens partis et aussi une personnalité comme Matteo Renzi, qui après avoir été précurseur, semble rejoindre l’ancien monde politique en critiquant ouvertement le président du conseil italien à propos de la réforme de la prescription. ( réforme indispensable dans une démocratie et un état de droit) Au lieu de faire avancer le pays, l’ancien président du conseil préfére exister face à un gouvernement qui reprends son positionnement politique.

La situation est tendue en Italie avec une droite menée par la Ligue du Nord et Fratelli d’Italie qui est dans l’attente de nouvelles élections. Provoquer une crise et risquer la déstabilisation du pays n’est ce pas une sorte de pyromanie alors que l’enjeux est de faire avancer le pays sur la question notamment de la transition écologique.

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