Le coronavirus a provoqué un effondrement de la productivité économique touchant particulièrement l’Europe, les Etats-Unis et la Chine. Aujourd’hui, au jour où les gouvernement veulent faire redémarrer la machine n’est il pas temps de faire un inventaire de ce qui existe en Europe pour vivre et de répartir la richesse superflu pour réduire les inégalités entre les personnes et entre le Nord et le Sud?

https://www.imf.org/fr/News/Articles/2020/04/14/blog-weo-the-great-lockdown-worst-economic-downturn-since-the-great-depression?fbclid=IwAR03z6TQz6AjGa1sptFCFg2RLC1A0zoxnlrgt0sKKXayEDWo27nKdxTqGus

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Alors que l’emploi reprends très doucement ..Une partie de la gauche interroge l’idée du revenu universel et la diminution du temps de travail. Société du loisirs, de la créativité ou de l’oisiveté rémunérée, moins active et plus respectueuse de l’environnement?
A droite et au MEDEF, c’est l’augmentation du temps de travail pour augmenter la productivité et rattraper le retard.. Quel retard? Les carnets de commande sont-ils si pleins et ont-ils du retard ou faut-il rattraper le temps/argent perdu en forçant à vendre.
La question du travail devrait être interroger mais pas dans le sens de l’épanouissement. Ni plus, ni moins de travail mais un travail intéressant. Une société où l’intelligence artificielle devait remplacer les emplois ou une société où l’intelligence réelle, humaine deviendra le moteur de l’économie de demain? Une intelligence humaine et une économie de la main retrouvée pour des emplois qui font du bien au corps, à l’esprit et à la terre. ( santé, agriculture, jardinage, recyclage, arts..)
Penser le monde d’après ne se fera pas uniquement avec des données scientifiques et organisé par un comité scientifique. Un nouvel état d’esprit doit naitre et la spiritualité possède toute sa place. Un monde plus respectueux de l’environnement c’est un monde plus conscient du mystère. Aujourd’hui, religion et certains laïcs se déchirent mais l’écologie peut être l’occasion d’inventer une laïcité respectueuse des croyances et une spiritualité qui nous éloigne de la société de consommation.
 
Le pape françois a ouvert un chemin dans son encyclique Laudato si.

Développer le local dans un monde en mouvement. Continuons à circuler mais en créant des territoires hospitaliers. L’idée du projet Oasis porté par le mouvement des colibris est particulièrement intéressante, un territoire français et européen parsemée d’écolieu. Est ce que les villes, les administrations ne devraient pas s’emparer de ce projet, les citoyens aussi?

https://www.colibris-lemouvement.org/projets/projet-oasis

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Travailler utile, productif à la main. Des ingénieurs agronomes ont lancé une étude sur la ferme du bec Hellouin dans l’Eure pour savoir si la production sur un petit terrain en permaculture pouvait produire de l’emploi. Cette étude est particulièrement intéressante car l’ensemble des habitants de la planète ne pourront pas avoir une ferme et la logique du  » wwoofing » doit être organisé sans intégrer une logique administrative- Etat, administration collectivités et avant tout citoyen doivent inventer une manière de répertorier ses nouvelles productions agricoles, les soutenir (Comment la politique agricole commune peut intégrer cette nouvelle production?) et encourager des personnes à venir travailler dans ses fermes.

 

L’association Terre de liens aide des personnes appelé NIMA (Non Issu du Milieu agricole) qui ont un projet agricole mais qui n’ont pas de ferme à s’installer. Terre de Liens est née en 2003 mais ce mouvement a émergé  dans les  années 70 quand les premiers néoruraux se sont installés dans la Drôme et notamment dans la vallée de Quint, pour revenir à l’agriculture. L’association propose aux nouveaux agriculteurs un bail rural et environnementale. Aujourd’hui terre de liens regroupe 247 fermiers liés par un bail rural et environnemental et de nombreux administrateurs qui soutiennent ces nouveaux agriculteurs dans leur activité.

https://terredeliens.org/

Créer le monde d’après c’est se détacher d’un monde tournée entièrement vers la consommation et qui se retourne vers une vie de l’esprit plus active. Une vie plus détaché ou une croyance matérielle, dans la matérialité humaine ou naturel qui engage vers le respect de la nature.

Quelle différence entre spiritualité et religion?

Qu’est ce que la spiritualité? La spiritualité vient de l’esprit. L’esprit s’oppose au corps matériel. L’imagination, la pensée, la méditation viennent de l’esprit mais parfois pensées et méditations peuvent être influencé par le corps. La spiritualité permet de se détacher du corps où l’esprit habite et du lieu où il habite. La spiritualité implique, en effet, une forme de détachement.

Qu’est ce que la religion? La religion ou les religions peuvent se définir comme un mouvement dans lequel des individus vont placer leurs croyances ( croyance dans une vie après la mort, réincarnation, prophéties) Certains vont croire que leur esprit se trouve guidé par un Dieu ou par  plusieurs dieux. Dans ce cas la religion pourra être une forme de spiritualité car elle est fondé sur une pensée et non sur une démonstration mais d’autres vont placer leurs croyances dans un ordre naturel ou humain. Cette religion sera plus matérielle et moins spirituelle.
La spiritualité peut donc intégrer le fait religieux mais le fait religieux peut également se détacher de la spiritualité et devenir matérialité.
Les individus sont libres de croire en une vie d’esprit ou des esprits ou en  une vie plus matérielle qui possèderait un ordre ou un désordre naturel.
 

 

La crise du covid 19 n’est pas lié au réchauffement climatique. En revanche, elle a permis d’expérimenter des déplacements plus limités. La limitation des transports par car, en voiture et en avion ont eu un impact sur la pollution de l’air.

De même que le maintien des bateaux de plaisance et de bateaux de croisières ont limité la pollution maritime rendant plus claire les eaux de la lagune de Venise. Cette expérimentation, ne permet-elle pas d’envisager d’autre manière de se déplacer. La libéralisation du transport par car en France en 2015 a permis de retrouver des déplacements plus lents mais le cumul du transport à très grande vitesse comme le train grande vitesse classique, low cost, l’avion et les bus et les voitures ne vient-ils pas surcharger l’atmosphère et renforcer une activité urbaine créatrice de nuisance sonore rendant la vie urbaine stressante pour les hommes et l’environnement?  L’autocar a montré que la vitesse n’est pas le seul moyens de nous faire se déplacer? Il est possible de voyager à un rythme plus lent et de profiter des territoires?

Nos déplacements, ne devraient-ils pas être orienté vers le train, la marche et le vélo afin de limiter la consommation de CO2?

Trois propositions:

– Développer le réseau de vélos partagé à l’échelle régionale comme véligo et vélib en région Ile-de-France.

– Créer des circuits de randonnées du quotidien permettant aux marcheurs d’avoir un circuit pour se déplacer à pieds dans leur ville, mais aussi au niveau de leur département

.- Favoriser le recours au train pour les déplacements interrégionaux grâce à une politique tarifaire attractive.

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