En entrant en société les Hommes cherchent à jouir paisiblement des droits naturelles dont il pouvait bénéficier en dehors de la société. La société vient apporter aux Hommes une sécurité qui leur permet de trouver abri, nourriture sécurité physique et sanitaire.

Une société ne possède pas forcément un caractère démocratique mais ce caractère constitue une des garanties supplémentaires qui peut justifier l’entrée des Hommes et le maintien d’une société. Rappelons que la démocratie c’est l’exercice du gouvernement par le peuple ou indirectement par la voie de ses représentants. Une société qui assurerait aux hommes leurs besoins essentielles mais dont l’organisation serait décidé par un groupe d’individu oligarchie) ou par un seul ( monarchie) n’est pas démocratique mais reste une société. La Chine possède une société mais son organisation ne possède pas un caractère démocratique. C’est pourquoi lorsque une crise sanitaire se déclenche son autorité peut interdire de manière absolue aux habitants d’une ville de sortir de chez eux. En France, le lien entre démocratie et libertés publique a été lié et conditionné par l’article 16 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. La société garantie l’exercice des libertés mais la gouvernance du pays est décidé par les représentants élus du peuple qui permet de préserver l’exercice des libertés.

La liberté constitue l’espace d’autonomie attribué à l’individu dans la société. Elle porte sur sa vie privé mais aussi sur ses interactions avec le monde extérieur. Le droit de vote, la liberté de se réunir, la liberté de circuler relèvent des libertés publiques alors que l’orientation sexuelle ou les convictions religieuses font partie de la sphère personnelle de l’individu et appartiennent aux libertés civiles. La vie d’une société peut être marqué par des événements qui affecte son organisation. Ainsi les mouvements de violence dans les banlieues françaises en 2005 ou le terrorisme révolutionnaire des  » brigades rouges » en Italie portent atteinte à la sécurité des membres de la société. Une maladie contagieuse crée aussi une situation de trouble et peut empêcher les membres de la société de se faire soigner si les capacités hospitalières sont débordés. Un excès de malades ou un excès de violence peut conduire une société à réagir de façon brutale et à porter atteinte aux libertés individuelles pour des motifs justifiées mais qui peuvent laisser interrogateurs sur le fonctionnement d’une société.

Comment une société démocratique peut elle continuer à garantir son fonctionnement ainsi que les droits des individus en période de crise sanitaire?

Le trouble à l’ordre public comme des violences ou un désordre provoqué par un ouragan provoque une peur. La peur suscite le besoin pour les membres de la société de trouver un sauveur et souvent le représentant élu démocratiquement ou non se pose comme le recours. En France, ce fut le cas pour le président Sarkosy dans la crise financière de 2008 mais aussi pour François Hollande après les attentats terroristes en 2015 ( Janvier 2015 Charlie hebdo et les attentats du bataclan en Décembre 2015). On a vu par exemple le président chinois rendre visite aux habitants de Wuhan confiné et saluer la population en portant masque et en affichant l’action du pouvoir qui était absent et critiqué au début de l’épidémie. Cette réaction est aussi disproportionnée que la peur que provoque le trouble.

Or une société où le pouvoir émane du peuple ne peut trouver des réponses à la crise qu’en se mettant en face de la menace grâce à une information complète. En n’informant peu sur l’épidémie,et n’agissant de façon ferme ensuite, la Chine a montré ce qu’une société non démocratique peut réaliser pour protéger. Toutefois, en France, les représentants ont minimisé la maladie et n’ont apporté qu’une information limité avant de déclencher des mesures radicales comme la fermeture des écoles, puis la fermeture des commerces non essentielle et le confinement générale. En outre le confinement est une mesure préventive et ne reposant pas sur des informations objectives. En effet, les représentants ne connaissent pas le nombre de personnes porteurs de la maladie en l’absence de test réalisé pour le moment. Ainsi chaque membre de la société française est présumé porter la maladie et la faire circuler. Le principe de précaution qui a été introduit en 2005 dans la constitution a justifié la mis en oeuvre d’une mesure portant atteinte aux libertés individuelles. Cette ignorance que reconnait le gouvernement mais aussi les scientifiques se traduit par une limitation des interactions et de ce qui constitue la vie en société au lieu d’une véritable résilience, c’est à dire d’une attitude de résistance qui impliquerait de vivre avec le risque.

Le confinement évite de poser une véritable stratégie de résistance complète. Il constitue la seule réponse à l’impossibilité de produire des masques en quantité suffisantes pour protéger les membres de la société. De même il est la seule réponse à un ennemie invisible que les êtres humains transporteraient sans le savoir mais qui pourrait se résoudre par le diagnostic de la population.

En conclusion, la gestion d’une crise, d’un trouble touche les fondements de l’organisation d’une société. Il n’est pas facile d’avoir l’habitude de se rencontrer, de serrer des mains ou de s’embrasser et de passer subitement une distanciation sociale fondée sur une peur, un simple soupçon. Afin de résoudre une crise une société peut passer par une limitation des libertés individuelles mais cette limitation doit être contenue et doit le plus rapidement possible grâce à la connaissance approfondie de la menace trouver les protections adéquats permettant aux individus de retrouver l’exercice des libertés.

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