Je commence la lecture de ces deux ouvrages écrit par deux hauts fonctionnaires, un ancien préfet et l’actuel directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration.

Au moment où une nouvelle crise économique se profile, l’accueil des personnes migrantes risque d’être à nouveau durci. Pourquoi l’Etat limite t’il ainsi la circulation des individus? Pourquoi l’Etat considère t’il son devoir d’accueillir et au nom de ce principe souhaite t’il restreindre l’immigration en instaurant par exemple des quotas? Comment peut-on faciliter l’intégration en simplifiant l’insertion professionnelle, social et urbaine? Est ce qu’une politique d’accueil et d’hospitalité peut être penser à l’échelle des citoyens aidé par les associations et les collectivités territoriale?

La fin de la crise sanitaire et l’entrée de la crise économique peut-elle inaugurer une période plus collective qui permette à une population de poser dans le cadre des institutions républicaines les défis de la république?

L’ouvrage de l’ancien préfet Immigration – ces réalité qu’on nous cache un titre un peu provocateur destiné à  » faire vendre » constitue un véritable cours technique sur la gestion de l’immigration.  L’auteur, qui a participé, a l’élaboration du règlement  » dublin » et forgé le concept de l’Etat responsable, décrit  la manière dont la politique migratoire est discuté au niveau européen et les difficultés juridiques qu’elle pose aux Etats. Critique à l’égard de l’ancien ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini pour son non respect du droit de la mer en refusant d’accueillir les navires des migrants, il l’est également critique vis à vis de l’activiste Carola Rackete qui prends l’initiative de sauver les migrants en mer.  La politique migratoire nécessite un savant dosage de poésie, d’improvisation mais aussi de pensée technique pour éviter qu’un accueil inconditionnel ne vienne désorganiser les administrations, les pouvoirs nationaux et crée un trouble dans la population. 

Plus court le texte de Didier Leschi, Ce grand dérangement, l’immigration en face publié aux éditions tract Gallimard rappelle que l’administration accueille mais se heurte à une difficulté. Les pays d’origine des migrants actuels possèdent une culture différente de celle des précédents migrants (polonais, italien ou les algériens). Leur adaptation est plus difficile. Or les dispositifs d’insertions comme les maisons de la jeunesse et de la culture fonctionne moins bien et ne peuvent jouer un rôle suffisant qui leur permet d’intégrer suffisamment ces personnes.

L’intégration et l’hospitalité n’est pas simple, tant pour celui qui arrive que pour celui qui accueille.

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